Nous devons améliorer la façon
dont les services pour personnes handicapées
sont organisés. Aujourd'hui, de nombreux
services contrôlent et limitent notre vie,
nous rendent dépendants et impuissants.
La solution est pour nous de nous mettre en
situation de pouvoir de façon à ce
que nous n'ayons plus à adapter nos besoins
aux besoins du service prestataire, mais que nous
puissions créer notre propre service en
accord avec nos besoins. Pour que ceci advienne,
nous devons canaliser les ressources
utilisées dans le domaine du handicap.
Au lieu de recevoir passivement les services,
l'utilisateur individuel a besoin de
contrôler les fonds que coûte ces
services. Avec les mêmes montants, la plupart
des utilisateurs peuvent atteindre une meilleure
qualité de vie, soit en pouvant
acquérir les services dont ils ont besoin
sur le marché soit en organisant
eux-mêmes leurs propres services.
Les services gracieusement fournis nous
contrôlent alors que le paiement direct nous
donne du pouvoir. Avec les services en nature, nous
sommes des objets passifs et nous devons prendre ce
que l'on nous donne. Avec l'argent entre nos mains,
nous pouvons acheter les services du prestataire de
notre choix. Ou encore, nous employons, nous
formons et nous remercions nos propres assistants
ce qui reste le contrôle le plus direct sur
la qualité du service.
La résistance à l'idée
même du paiement direct a été
forte étant donné les
intérêts acquis de plusieurs
prestataires de services et le
préjugé largement répandu
selon lequel les personnes handicapées sont
incapables d'agir au mieux de leur
intérêt et qu'elles doivent être
"prises en charge".